Croyez-vous en Dieu ?

"Croyez-vous en Dieu ? " Telle est la 1ere question obligatoire posée lors des enquêtes pour entrer dans la FM dite "régulière" (reconnue comme telle par UGLE, la Grande Loge Anglaise ; ou simplement proclamée comme GLDF, GLAMF).
Il est vrai que ces groupes ont pour principe No 1 la "croyance en Dieu", même s'ils se chicanent sur l'intensité de cette croyance.
Sans contester la liberté à chacun de mettre les critères qu'il veut pour entrer dans son groupe, il est légitime, compte tenu des consequences entrainées par cette question d'en approfondir le sens.
Et pour ce faire on ne peut qu'approuver la réponse-question que faisait EInstein lorsqu'on lui posait cette question :
"Dites-moi de quoi vous parlez, et je pourrai alors vous dire si j'y crois !"
En général, les questionneurs se réfugient alors dans des attitudes offusquées ou des pirouettes diverses.
Pourtant, n'est-ce pas la PREMIERE question à se poser ? d'autant plus lorsqu'il s'agit de FRANC-maçonnerie qui se construit sur franchise, authenticité, sincérité, vérité ?
Comment quelqu'un peut repondre s'il croit à quelque chose d'indéfini ?

Fait-on allusion au Grand Manitou des apaches, de Viracocha, d'Allah, de YHWH, de Jesus, du Madarom ? ou tout celà à la fois dans un concept vague ?
Si on se limite au judeo-christianisme, s'agit-il de croire au salut de l'âme par la mort-resurection de JC ? au paradis por les hommes si on suit la charia ?
S'agit-il de croire que l'univers s'est fait en 6 jours, que quelqu'un est capable d'arrêter instantanément la rotation de la terre (de 2300 KM/H à 0 en 1s) sans le moindre dégât ?

Si on pose des questions de cette précision la réponse est en général tres evasive, et en général irritée et bascule assez vite vers une categorisation d'hérétique incompatible avec cette FM... Il est donc très grave que cette question annoncée comme fondamentale à la réception débouche sur des réponses de convenance ou des faux-semblants ou des reponses vagues.

LA FM manipule un concept de Grand Architecte de l'Univers et ne peut, hors pirouettes sémantiques, se dispenser dans son fonctionnement. Il revient alors de se poser la question sur le sens qui y est donné en interne. Alors, on pourra poser la bonne question avant l'entrée d'un candidat.
Les FM pensent-ils qu'il existe un Etre Suprême, pensant, vivant, souffrant, manipulant la destinée de groupes humainsles excitant à se détester ?
Celui-ci est un des "dieux" decrits par les religions ? Lequel ?
Où se trouve-t-il ? Puisque la localisation "les cieux" du christianisme semble de plus en plus douteuse depuis qu'on a exploré l'atmosphère, l'espace !

Que fait-on des decouvertes géologiques, astrophysiques, biologiques, archéologiques ? Oeuvre du "diable" ?
Dans la pratique, les FM enquêteurs s'en sortent plutôt bien en se contentant de l'acceptation d'un vague transcendance à la condition humaine matérielle. D'ailleurs les exigences ont considérablement baissé : il suffit en Angleterre d'un acceptation d'un concept d'Etre Suprême.
Pour autant, les rituels sont eux en contradiction, exprimant devotion, rappellant des lithurgies chrétiennes.

Alors, n'est-il pas temps d'OSER affronter réellement la question, sans jouer d'incantations, offuscations ! n'est-ce pas notre DEVOIR de FM ?
 

Commentaires

Non à la révélation

Il est impossible de ne pas faire le lien puisque la révélation divine n'est envisageable que pour les religions abrahamiques et non pour le reste du monde, non plus que pour les déistes (tel Newton notre père fondateur qui fut unitarien -le christ n'est pas fils de dieu- et refusa les derniers sacrements) qui dès lors se trouvent exclus de la franc maçonnerie sauf s'ils sont hypocrites avec leurs convictions.

Pour un esprit anglais la chose (obligation de croire en la révélation ) n’est pas problématique car la culture de ce peuple n’exige pas que la forme (respecter certains usages, respecter une tradition) soit en harmonie avec le fond. (Un anglais peut se rendre à l’église tous les dimanches et se dire parfaitement athée, ce que tout le monde admet et comprend)
Il n’en est pas de même dans les cultures latines ou germaniques ou une cohérence intellectuelle est exigée entre la forme et le fond.

Ainsi pour les anglais, exiger (d’ailleurs pour les autres (1929) et non pour
eux-même (1949) la croyance en la révélation n’à pratiquement aucune
importance.

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